Textor condamné à verser 86,4 millions d'euros, nouvel échec judiciaire pour l'ancien propriétaire de l'OL
Illustration générée par IA
La Cour commerciale d'Angleterre a ordonné à John Textor de rembourser le fonds Iconic Sports Management suite à un différend contractuel remontant à 2022. L'Américain annonce déjà son intention de faire appel de cette décision.
John Textor accumule les revers judiciaires. La Cour commerciale d'Angleterre vient de le condamner à verser 86,4 millions d'euros au fonds Iconic Sports Management, selon les informations de A Bola. Le litige trouve son origine en 2022, lorsque le fonds avait acquis 15,7 % des parts d'Eagle Football, la structure holding qui regroupait alors Botafogo, l'Olympique Lyonnais et Crystal Palace, pour 65 millions d'euros.
Un contrat non honoré
Le contrat stipulait que Textor rachèterait cette participation si Eagle Football n'accédait pas à la Bourse. Cet objectif n'ayant jamais été atteint, Iconic a saisi les tribunaux pour récupérer son investissement assorti d'intérêts annuels de 11 %. Textor conteste fermement cette décision et a d'ores et déjà signifié son intention de contester le jugement.
« Selon le droit anglais, les parties qui agissent avec des mains sales n'ont pas droit à l'exécution spécifique de l'obligation. Iconic, qui fait actuellement l'objet d'une plainte pénale en France, ne réunit pas les conditions nécessaires pour obtenir cette mesure. »
Un bilan catastrophique à Lyon
Cet énième revers s'inscrit dans une série noire pour l'Américain. Arrivé fin 2022 en reprenant le club à Jean-Michel Aulas pour 798 millions d'euros, Textor n'a jamais disposé des ressources financières suffisantes, s'appuyant sur un financement massif du fonds Ares. Cette gestion déficitaire a plongé l'OL dans une crise majeure, le club frôlant même une relégation administrative en Ligue 2 avant un sauvetage in extremis. Écarté de ses fonctions en janvier 2026 et remplacé par Michele Kang, Textor a laissé derrière lui une institution financièrement exsangue, contrainte de se reconstruire laborieusement.
Un empire en ruines
Au-delà de Lyon, le projet de multipropriété de Textor s'est transformé en débâcle généralisée. Au Brésil, Botafogo a reçu une interdiction de recrutement de la FIFA fin 2025, valable jusqu'au mercato hivernal 2027. En Belgique, le RWDM Molenbeek a subi une gestion brutale marquée par des licenciements et des promesses non tenues. Crystal Palace a finalement été revendu. Partout, l'Américain a laissé des finances dévastées et des contentieux judiciaires.
Textor multiplie désormais les contre-attaques. Il réclame notamment 350 millions d'euros à Michele Kang, l'accusant de pratiques déloyales lors du rachat de l'OL. Une escalade qui illustre l'isolement croissant d'un dirigeant dont les arguments ont été « systématiquement rejetés dans tous les tribunaux », comme le souligne Iconic. Alors que son empire achève de se désagréger, la facture judiciaire ne cesse de s'alourdir.
Source : Lien direct
Commentaires
Chargement des commentaires…