Habib Beye retrouve dimanche au Vélodrome son ancien club rennais qui l'a écarté en février. L'entraîneur marseillais voit dans ce dernier match une opportunité de finir sur une belle note, malgré l'absence de qualification européenne.
Un scénario qui sent le destin pour Beye, même s'il refuse d'afficher une logique de revanche face à celui qui l'a remplacé.
Marseille accueille Rennes dimanche soir à 21 heures pour la dernière journée de Ligue 1, dans un contexte chargé d’émotions pour Habib Beye. L’entraîneur de l’OM croise la route de celui qui l’a congédié le 9 février dernier, après une séparation compliquée marquée par deux revers consécutifs : l’élimination en Coupe de France face au Vélodrome (0-3) et la défaite à Lens (1-3). Depuis cette rupture, les trajectoires des deux clubs ont divergé radicalement, et les mathématiques de cette dernière journée pourraient offrir une forme de poésie sportive à Beye.
Ce qu'il faut retenir
Depuis février, Rennes et Lille sont les équipes qui ont amassé le plus de points en Ligue 1 avec 28 unités en 12 journées, tandis que l’OM n’en accumule que 17 durant la même période. Le club breton arrive au Vélodrome avec trois points d’avance et encore une chance d’accrocher la Ligue des champions. L’OM, lui, peut au mieux terminer 5e en cas de victoire, ce qui signifierait doubler Rennes mais rester en dehors des podiums européens.
Franck Haise a pris la succession de Beye à Rennes le 18 février, le même jour où Beye débutait son aventure marseillaise. Le technicien de 55 ans a réalisé un rebond spectaculaire après son départ de Nice, transformant une intérim encourageante de Sébastien Tambouret en stabilité relative. Haise reconnaît d’ailleurs la contribution de son prédécesseur : « Habib a été le premier coach de la saison et quel que soit le classement, il aura aussi contribué à ça ».
Beye, lui, affiche une sérénité de façade. Il refuse de transformer ce duel en conflit personnel : « J’ai beaucoup de respect pour ce club. Ce n’est pas une blessure. Je ne suis pas dans une logique de revanche, je n’ai pas de regrets. J’ai eu mon histoire au Stade Rennais, il faut que je puisse finir celle de cette saison avec l’OM par une belle sortie ». Une posture noble, même si les circonstances du départ restent délicates, avec un dossier de contentieux qui doit être tranché devant les prud’hommes.
Son passage rennais avait pourtant débuté sous de bons auspices. Il avait gagné quatre places au classement et permis à des jeunes talents comme Jérémy Jacquet et Kader Meïté de s’épanouir, avant que des frictions émergent avec ses joueurs et dirigeants sur le mode de management plus directif que participatif.
Source : Lequipe L1
