Bollaert entre rage et adieu : le stade lentérien se prépare à un PSG sans enjeu

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Ce mercredi 13 mai, le RC Lens reçoit le PSG dans un match qui aurait dû décider du titre en avril. Le report d'un mois a vidé de sens une rencontre attendue, et Bollaert s'apprête à exprimer son mécontentement envers la LFP avant de rendre hommage à ses joueurs.

Notre analyse
Un choix administratif qui illustre les compromis de la gouvernance du football français au détriment de la compétition sportive elle-même.

La billetterie du RC Lens avait affiché complet comme rarement en avril, quand Lens-PSG était présenté comme une véritable finale pour le titre. Les supporters lentériens avaient arraché leurs places aux tarifs élevés de la revente et reorganisé leur agenda en fonction. Trois semaines plus tard, le contexte a radicalement changé. Disputé un mercredi soir en mai, le choc n’a plus aucune valeur sportive : le PSG est quasiment sacré champion, et Lens a validé sa deuxième place vendredi dernier, avec désormais un seul objectif en tête, la finale de Coupe de France contre Nice le 22 mai.

Ce qu'il faut retenir

Le Racing Club n’avait pas accepté passivement ce scénario. Le président Joseph Oughourlian et le directeur général Benjamin Parrot s’étaient mobilisés dès la fin mars, prenant même la parole en visioconférence lors du conseil d’administration de la LFP pour contester ce report. Le club avait martelé son message : cette décision violait le principe d’équité et sacrifiait l’intégrité sportive de la .

Mais la machine administrative avait roulé plus fort que les protestations lentériennes. Le conseil d’administration de la LFP, réuni fin mars, avait voté unanimement en faveur du décalage. L’objectif était clair : libérer le PSG entre ses deux quarts de finale de contre Liverpool, où il devait défendre son score de 2-0.

Cette hiérarchie des priorités ne passait pas inaperçue. Lundi soir aux Trophées UNFP, Oughourlian ne pouvait s’empêcher de grincer des dents : « Il n’y a malheureusement plus d’enjeu comme il aurait pu y en avoir il y a un mois ». Le constat était amer et sans appel.

Mercredi soir, Bollaert accumulera donc les sentiments contradictoires. D’un côté, une colère sourde envers une institution fédérale perçue comme insensible aux intérêts de la compétition domestique. De l’autre, la nécessité de célébrer dignement une équipe qui s’apprête à quitter le stade après une belle saison. Le football français aurait aimé un dénouement plus dramatique. Il devra se contenter d’une soirée de protestation silencieuse.

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Source : Lequipe
✍️ À propos de l'auteur
Journaliste · Onze Gones

Journaliste pour Onze Gones, spécialiste du football français, de l'OL et des coulisses du mercato.

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