À moins d'un mois du coup d'envoi, la Chine refuse toujours l'offre de 250 millions de dollars proposée par la Fifa pour les droits de diffusion. L'Inde, de son côté, n'a pas trouvé d'accord après le rejet de l'offre de Reliance-Disney.
Une situation critique qui prive la Coupe du Monde 2026 de son accès aux marchés les plus massifs du globe.
Ce qu'il faut retenir
La Coupe du Monde 2026 court un risque majeur : les deux pays les plus peuplés de la planète pourraient rester sans droits de diffusion à quelques semaines du tournoi. La Chine (1,413 milliard d’habitants) et l’Inde entrent dans une semaine décisive où les négociations avec la Fifa doivent aboutir.
Du côté chinois, la situation s’éternise depuis plusieurs semaines. La Fifa a proposé des droits de diffusion à hauteur de 250 millions de dollars, une offre immédiatement refusée par la Chine. Selon la presse chinoise, l’instance internationale pourrait cependant assouplir sa position cette semaine : une délégation de hauts dirigeants de la Fifa est attendue à Pékin et envisagerait une réduction du montant de plus de 50%.
L’enjeu est colossal pour le marché chinois. Le pays compte 200 millions de fans de football, et lors de la dernière édition au Qatar, la Chine a représenté 49,8% de toutes les heures de visionnage sur les plateformes numériques et sociales dans le monde entier, ainsi que 17,7% de l’audience mondiale de la télévision linéaire. Les autorités chinoises attendent donc une réduction substantielle des tarifs.
« Je suis inquiète. J’ai déjà prévu de regarder les rencontres avec mes amis. Il faut une décision juste pour la Chine ! »
— Une spectatrice pékinoise
Historiquement, la chaîne d’État CCTV obtenait les droits bien à l’avance et commençait déjà à diffuser du contenu promotionnel plusieurs semaines avant la compétition. Cette absence d’accord confirmé inquiète d’autant plus que la télévision chinoise avait déjà refusé d’acquérir les droits lors des qualifications asiatiques pour la Coupe du Monde 2014.
L’Inde vit une situation similaire. Le pays le plus peuplé de la planète n’a pas abouti à un accord après le rejet de la Fifa face à l’offre de Reliance-Disney, valorisée à seulement 20 millions de dollars. Un montant jugé inacceptable par la Fifa selon deux sources auprès de Reuters. La Thaïlande demeure aussi bloquée dans les négociations, bien que son Premier ministre se soit engagé à garantir que les Thaïlandais puissent suivre la compétition.
Ces impasses questionnent la stratégie commerciale de la Fifa à moins d’un mois du coup d’envoi.
Source : RMC Sport
