Le match Servette-Lausanne de mardi soir a dégénéré en incidents graves, avec usage massif de pyrotechnie par les supporters des deux clubs. Les autorités genevoises demandent l'application du dispositif « Progresso » pour sanctionner les équipes.
Les débordements répétés lors de ce derby montrent l'inefficacité des mesures actuelles face à une frange radicalisée de supporters.
Mardi soir, le stade de Genève a transformé en champ de bataille pyrotechnique lors du derby lémanique. Les ultras du Servette ont allumé de nombreux fumigènes à leur arrivée en cortège, durant toute la rencontre et à la sortie du stade. Parallèlement, les supporters du Lausanne-Sport, arrivés par train spécial, ont tiré des feux d’artifice dès leur descente en gare avant de multiplier les explosions d’engins détonants et lumineux tout au long de la soirée.
Ce qu'il faut retenir
Les incidents se sont intensifiés après le coup de sifflet final. Un groupe de fans vaudois a tenté de forcer l’accès à la pelouse, provoquant une intervention des agents de sécurité. Ces derniers ont alors été directement visés par des engins pyrotechniques, ce qui a entraîné des blessures : un agent a notamment été brûlé au bras. Les débordements se sont poursuivis en dehors de l’enceinte, avec des jets de matériel pyrotechnique dirigés contre les forces de l’ordre lors du retour des ultras vers la gare.
Les dégâts matériels témoignent de la violence de ces incidents. Un véhicule d’intervention a été endommagé et une bâche du stade a pris feu. Ces actes ont exposé spectateurs, joueurs et personnel de sécurité à des dangers importants, selon l’évaluation de la police cantonale genevoise.
Face à cette escalade, les autorités ont immédiatement sollicité la mise en œuvre du dispositif « Progresso », un modèle de sanctions adopté par les cantons suisses pour combattre la violence dans le sport. Ce système prévoit des mesures graduelles contre les clubs, allant du renforcement des contrôles et du dialogue avec l’administration à des dispositifs plus stricts en cas de récidive.
Ces débordements ne sont pas isolés. En février dernier, des affrontements violents avaient déjà secoué le stade de la Tuilière à Lausanne, lors d’un match entre les mêmes équipes. A cette occasion, un engin pyrotechnique avait endommagé les infrastructures ferroviaires avant le départ du train spécial des supporters grenats, provoquant des perturbations majeures du trafic.
Source : 20 Minutes
