Le documentaire « Le bus, les Bleus en grève » diffusé sur Netflix ce mercredi révèle des déclarations brutales de Raymond Domenech envers Yoann Gourcuff lors de la Coupe du monde 2010. L'ex-sélectionneur français avait consigné dans son journal de bord des propos particulièrement violents à l'égard de l'ancien joueur lyonnais.
Ces révélations mettent en lumière le climat de tension qui régnait au sein du groupe français pendant cette compétition désastreuse en Afrique du Sud.
Le documentaire Netflix consacré aux événements du Mondial 2010 en Afrique du Sud offre une plongée sans détour dans les tensions ayant secoué l’équipe de France. Parmi les révélations qui émergent de cette production, les attaques verbales de Raymond Domenech à l’encontre de Yoann Gourcuff occupent une place centrale. Cité d’après les notes personnelles du sélectionneur, Domenech aurait déclaré : « Gourcuff, mais qu’il est con. Autiste léger d’abord et con ensuite ». Ces propos traduisent une hostilité manifeste du coach envers l’ancien international, alors que le groupe traversait une période des plus chaotiques.
Ce qu'il faut retenir
Patrice Evra, alors capitaine des Bleus lors de cette compétition malheureuse, revient dans le documentaire sur un moment révélateur de cette animosité. Après le match nul inaugural contre l’Uruguay, le défenseur avait sollicité un entretien avec Domenech pour discuter de la composition de l’équipe. Le sélectionneur aurait répondu par une métaphore brutal : « Oh je sais ce que vous voulez, vous voulez que je sacrifie l’agneau ! Eh bien je vais lui mettre la guillotine, Gourcuff ne joue pas demain ».
Je dis : Mais coach, qu’est-ce que vous racontez ? Non, je m’en fous, je ne veux rien entendre, j’ai pris ma décision : Gourcuff ne joue pas demain.
Patrice Evra
Ces révélations illustrent le climat délétère qui avait gangréné le groupe français lors de cette Coupe du monde marquée par la grève des joueurs et des résultats catastrophiques. Plusieurs éléments de l’Olympique Lyonnais avaient participé à cette compétition : Hugo Lloris, Anthony Réveillère, Jérémé Toulalan, Sidney Govou et Yoann Gourcuff. Ce dernier, devenu la cible privilégiée des critiques acerbes du sélectionneur, incarnait manifestement une forme de bouc émissaire au sein d’une équipe en désagrégation. La publication de ces journaux intimes, seize ans après les faits, ravive les plaies d’une période sombre du football français.
Source : LyonFoot
