Odsonne Édouard affronte ce mercredi le PSG, le club qui l'a formé, après une relance réussie à Lens en Ligue 1. L'attaquant de 28 ans a transformé un « pari » en succès sportif depuis son arrivée en Artois il y a huit mois.
Une belle histoire de rédemption : celle d'un joueur qui avait tout à prouver en France et qui relève le défi avec panache.
Ce qu'il faut retenir
Quand Lens officialisait, début septembre, l’arrivée d’Odsonne Édouard pour 3,7 millions d’euros, les regards étaient mitigés. L’attaquant, qui sortait d’une saison en retrait à Leicester et n’était plus désiré par Crystal Palace, incarnait un véritable pari pour le club artésien. Une formule qui a d’ailleurs déplu au principal intéressé, comme il l’a confié récemment à Onze Mondial.
J’aimerais bien prendre un pari qui a joué la Ligue des champions, la Ligue Europa, qui a marqué des buts en Premier League et partout où il est passé, un joueur de 27 ans qui a marqué plus de 100 buts en carrière. Voilà ce qui m’a un peu énervé. On m’a, entre guillemets, sous-côté, peut-être même sous-estimé.
Odsonne Édouard
Parti à 19 ans de Ligue 1 en 2017, l’attaquant avait éclos au Celtic où il s’est construit une solide réputation avec 87 buts en 179 matches. Malgré ses années d’expérience à haut niveau, notamment en Écosse et en Angleterre, il n’a jamais perdu de vue la France et l’opportunité de prouver sa valeur sur le territoire qui l’avait vu débuter.
Pour cette revanche, Édouard a consenti d’importants efforts financiers en acceptant un salaire mensuel de 150 000 euros bruts, bien inférieur à ce qu’il percevait outre-Manche. Cette humilité contrastait avec l’image d’un joueur d’expérience internationale, mais elle traduisait une détermination sincère : réussir à Lens.
Jean-Louis Leca, le directeur sportif artésien, n’a pas hésité une seconde : « Pour moi, ce n’était pas un pari. Les seules craintes qu’on pouvait avoir, c’était sur le plan physique, car il n’avait pas joué depuis longtemps. Mais dès le premier appel, j’ai senti un amour de mec, d’une grande sincérité, qui pouvait nous apporter beaucoup. »
Cette confiance a payé. En huit mois, Édouard a confirmé qu’il était revenu au bon endroit, prêt à écrire un nouveau chapitre de sa carrière. Pierre Sage, l’entraîneur lensois, espère d’ailleurs qu’il sera capable de livrer encore davantage lors de la saison prochaine.
Le choc de ce mercredi face au PSG prend donc une saveur particulière pour l’attaquant : une confrontation avec ses racines, face au club formateur qui l’a vu émerger avant qu’il n’entame son périple européen.
Source : Lequipe
