Adam Karabec ne défendra pas les couleurs de la République tchèque en Coupe du monde. Le milieu offensif a été écarté par le sélectionneur Miroslav Koubek lors de la réduction de la présélection.
Une exclusion qui reflète une saison décevante en Ligue 1, où le Lyonnais n'a pas su convaincre malgré un départ prometteur.
Les espoirs évaporés. Présélectionné à la faveur de ses débuts intéressants sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais, Adam Karabec n’aura finalement pas l’occasion de briller sur la scène mondiale. Le sélectionneur de la République tchèque, Miroslav Koubek, a tranché : le joueur de 22 ans figure parmi les éliminés du dernier tri avant le départ pour la Coupe du monde 2026. De 54 présélectionnés, la fédération tchèque n’en conserve que 29, et trois autres disparaîtront encore avant la composition définitive de la liste. Karabec, lui, a d’ores et déjà plié bagages.
Ce qu'il faut retenir
Un rendement insuffisant en club a scellé le sort du milieu offensif. Arrivé en prêt du Sparta Prague, celui qui misait sur sa précision de pied gauche et sa capacité à servir ses coéquipiers n’a jamais trouvé son rythme de croisière dans l’effectif lyonnais. En Ligue 1, compétition majeure du calendrier français, il n’a inscrit qu’un unique but, un bilan largement insuffisant pour un ailier censé peser dans les phases offensives. En revanche, la Ligue Europa lui a davantage réussi : deux réalisations et trois passes décisives en matchs européens contrastent avec sa stérilité domestique, révélant ainsi les limites d’un joueur inconstant face aux défenses de haut niveau.
Le rôle de Paulo Fonseca dans cette débâcle mérite d’être soulevé. L’entraîneur lyonnais a progressivement marginalisé Karabec au fil de la saison, le retirant graduellement de la rotation et lui laissant de moins en moins de responsabilités. Cette tendance croissante à l’écarter du onze logiquement parlant constituait un signal fort : le technicien portugais ne voyait pas l’intérêt de compter sur le milieu offensif tchèque pour les enjeux majeurs. Avec 34 matchs disputés, Karabec a accumulé du temps de jeu sans pour autant justifier sa présence par des performances décisives. Cette marginalisation, visible à travers la diminution progressive de ses apparitions, a certainement pesé dans la décision finale de la sélection nationale.
Les conséquences mercato pourraient être sévères. L’Olympique Lyonnais dispose d’une option d’achat estimée à 3,5 millions d’euros pour transformer ce prêt en transfert définitif. Compte tenu de la faiblesse de son apport cette saison, les dirigeants rhodaniens réfléchissent sérieusement à renoncer à cette levée d’option. Une non-utilisation de la clause pousserait le joueur à retourner au Sparta Prague, mettant ainsi fin à l’aventure lyonnaise. Cette issue, bien que préjudiciable au joueur, représenterait aussi une forme de débâcle pour le projet sportif lyonnais, qui avait tablé sur un apport offensif du Tchèque.
Pendant ce temps, son compatriote Pavel Sulc emprunte une trajectoire radicalement opposée. Également en provenance du Sparta Prague, Sulc a parfaitement intégré le projet lyonnais et fait désormais partie des 29 sélectionnés pour le tournoi. L’attaquant devrait figurer parmi les titulaires de la République tchèque en Amérique du Nord, incarnant exactement le succès qu’attendait l’OL de ses renforts offensifs. Ce contraste souligne d’autant plus l’échec de Karabec : deux joueurs issus du même club, deux destins divergents, l’un vers la Coupe du monde, l’autre vers l’oubli.
La République tchèque affrontera un groupe relevé en Amérique du Nord. Alignée en groupe A aux côtés de la Corée du Sud, de l’Afrique du Sud et du Mexique, la sélection tchèque briguera sa première participation à la Coupe du monde depuis plus de vingt ans. Pour une équipe aspirant à laisser son empreinte sur cette scène mondiale, la présence d’un joueur instable comme Karabec n’était pas prioritaire. Le sélectionneur Koubek a préféré s’entourer de joueurs offrant davantage de garanties, comme Sulc, dont l’adaptation au football français a été immédiate et productive.
Pour Karabec, l’heure du bilan arrive plus tôt que prévu. À 22 ans, il dispose théoriquement de sa carrière devant lui, mais cette première saison européenne majeure restera gravée comme une opportunité manquée. L’absence de la Coupe du monde, tournoi qui aurait pu le relancer médiatiquement et sportivement, constitue un revers majeur. La suite dépendra entièrement de sa capacité à rebondir : retour au Sparta Prague avec une meilleure mentalité ou découverte d’un nouveau projet capable de le remotiver.
Source : OL.com
