Fleury Di Nallo disparaît ce mercredi 13 mai 2026, privant le football français d'une figure majeure. Au-delà de son empreinte lyonnaise, l'ancien attaquant a aussi marqué Montpellier et la famille Nicollin.
Un témoignage touchant sur l'influence d'une légende du football français auprès de plusieurs générations.
La mort de Fleury Di Nallo ramène à la surface des souvenirs intimement liés à l’histoire du football français. Pour Laurent Nicollin, président de Montpellier, cette disparition revêt une dimension particulière : elle ravive l’admiration de son père, Louis Nicollin, pour le « Petit Prince de Gerland ». Une admiration qui dépasse largement la simple relation supporter-joueur.
Ce qu'il faut retenir
Laurent Nicollin explique que son père connaissait Di Nallo depuis la jeunesse, tous deux étant originaires de Lyon et de la même génération. « Mon père était supporter de l’Olympique lyonnais. Voir Fleury jouer, c’était toujours quelque chose de magnifique », confie le président montpelliérain. Ce qui renforce la portée du rôle joué par Di Nallo auprès du MHSC : c’est lui qui a convaincu son père de laisser le joueur quitter Lyon pour rejoindre Montpellier, un club alors en construction.
L’arrivée de Di Nallo à Montpellier n’était pas anodine. Il incarne le statut de pionnier, ce premier grand joueur à avoir franchi les portes du club. Son passage en tant que joueur, puis éducateur, a contribué à faire progresser une formation alors en troisième division. Laurent Nicollin souligne notamment sa présence lors des premiers exploits en Coupe de France, notamment la victoire contre l’Olympique de Marseille en 32e de finale à Alès, où Di Nallo portait le brassard de capitaine.
Pour mon père, Fleury, c’était son idole. Mon père associait Fleury à l’Olympique lyonnais et l’Olympique Lyonnais à Fleury Di Nallo. C’est toute sa jeunesse.
Laurent Nicollin
Au-delà du joueur, c’est l’éducateur qui a marqué durablement Montpellier. Aux côtés de Mama Ouattara, Di Nallo a formé plusieurs générations de jeunes joueurs du club héraultais. Bien que son cœur soit resté lyonnais, Laurent Nicollin affirme que l’ancien attaquant avait « une petite part de lui qui était à Montpellier aussi ».
Les liens n’ont jamais réellement disparu. Lors des 50 ans du MHSC la saison précédente, Di Nallo a fait le coup d’envoi du match des anciens. Laurent Nicollin se souvient d’une scène émouvante : malgré la fatigue visible, le joueur ressentait clairement de la satisfaction à retrouver ses anciens coéquipiers et les jeunes qu’il avait formés.
Source : OL.com
