« Le cabaret polonais » : comment Luka Elsner a vécu le chaos de Cracovie

Fil Info ·

Parti du KS Cracovie le 20 avril après seulement dix mois, Luka Elsner revient sur une expérience marquée par des bouleversements internes inattendus. L'entraîneur slovène décrit un environnement devenu incontrôlable, où chaque semaine apportait son lot de surprises.

« Le cabaret polonais » : comment Luka Elsner a vécu le chaos de Cracovie — Onze Gones

Analyse de la situation

✅ Vérifié

Notre analyse
Un témoignage brut qui illustre les risques cachés derrière certains projets apparemment stables en football.

Luka Elsner s’était engagé avec le KS Cracovie en juin 2025 pour deux ans, plus une année en option. Le club, alors classé 6e du championnat polonais, semblait offrir une stabilité bienvenue après ses passages en France. Pourtant, dès janvier, l’environnement s’est transformé. Le président Mateusz Drozdz, qui l’avait recruté, a été limogé le 7 janvier sans explications claires. Quelques jours après, Elbieta Filipiak, minoritaire jusqu’alors, a repris la présidence suite à la vente du club à un Américain.

Ce qu'il faut retenir

Les problèmes sportifs se sont multipliés. Avec seulement 14 ou 15 joueurs à la reprise, le n’a pas suivi le plan initial. Le meilleur buteur, Filip Stojilkovic, a été vendu à Pise pour trois millions d’euros. Le vice-capitaine est également parti, tandis que le capitaine s’est blessé aux tendons d’Achille. Malgré une situation sportive encourageante, Elsner a senti le navire s’enfoncer.

J’ai proposé de démissionner en mars, je suis prêt à partir sans indemnité

Luka Elsner

Les dysfonctionnements structurels se sont aggravés. En février, c’est la présidente elle-même qui a démissionné en raison d’un désaccord avec l’actionnaire majoritaire. L’entraîneur s’est retrouvé seul, sans direction sportive stable, gérant un projet devenu chaotique. Après la débâcle face à Rakow (1-4, le 19 avril), il a rappelé au nouveau directeur du football que sa proposition de démission restait valable.

Elsner a finalement honoré sa parole et quitté le club sans indemnité. Aujourd’hui, il reconnaît son regret d’avoir refusé plusieurs opportunités plus alléchantes en octobre-novembre, dont une en MLS, pour privilégier une supposée stabilité qui s’est rapidement effondrée.

Je n’ai jamais vécu ça. Les médias polonais nous appelaient le cabaret, parce que chaque semaine, il y avait un nouveau spectacle

Luka Elsner

Cette expérience resurgit moins d’un an après son départ de Reims en 2025. Elsner se questionne sur sa capacité à anticiper les crises structurelles avant de s’engager, face à des transformations qui dépassent le contrôle sportif traditionnel.

📰
Source : Lequipe L1
✍️ À propos de l'auteur
Journaliste · Onze Gones

Journaliste pour Onze Gones, spécialiste du football français, de l'OL et des coulisses du mercato.

Voir ses 447 articles →

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici