Longtemps en tête de la Ligue 1, le RC Lens reçoit le PSG mercredi soir dans un match sans enjeu. Un tournant décisif et un déclin depuis février expliquent ce naufrage sportif.
Le report du match contre Paris en avril a certainement scellé le destin nordiste, mais les responsabilités sont bien partagées.
Ce qu'il faut retenir
Lens aurait pu vivre un scénario radicalement différent. Si la Ligue n’avait pas reporté sa visite au Parc des Princes du 11 avril, comme initialement prévu à la 29e journée, l’histoire de cette fin de saison aurait peut-être basculé. À l’époque, Paris comptait quatre points d’avance avec un match en retard. Aujourd’hui, avec deux journées restantes, le PSG finaliste de la Ligue des champions possède six longueurs d’écart. L’ajournement a clairement pesé sur les espoirs lensois, mais ne raconte qu’une partie de l’histoire.
Le véritable basculement remonte au 21 février. Ce jour-là, le RC reçoit Monaco dans le Pas-de-Calais alors qu’il vient de reprendre la première place. Les hommes de Pierre Sage mènent 2-0, mais concèdent une débâcle 2-3. Cet effondrement face aux partenaires de Folarin Balogun résonne comme un signal d’alarme. Après ce match, tout s’accélère dans le mauvais sens.
Sur les vingt-deux premières journées, Lens s’impose à dix-sept reprises pour seulement quatre défaites. Un rendement de champion : 2,36 points en moyenne par rencontre. Mais le rythme devient insoutenable. Sur les dix journées suivantes, la moyenne dégringole à 1,5 point par match. Une chute spectaculaire qui illustre l’impuissance progressive du collectif lensois face à la pression de la course au titre.
Ce constat s’inscrit davantage dans une dynamique générale de manque de constance que dans une quelconque catastrophe ponctuelle. Le club nordiste ne s’effondre pas d’un coup, mais s’érode progressivement. Les résultats se dégradent, la confiance s’envole, et la machine si bien huilée en première partie de saison grippe insidieusement.
Pierre Sage et ses joueurs doivent affronter cette amère réalité mercredi. Recevoir le PSG pour un match vidé de sens constitue peut-être la plus cruelle des conclusions pour une équipe qui ambitionnait de jouer le titre. Entre le report malheureux et l’incapacité à maintenir son excellente dynamique initiale, Lens aura finalement manqué de résilience pour franchir l’ultime cap.
Source : Lequipe
