Grégory Lorenzi, directeur sportif du Stade Brestois, a été choisi par l'OM pour piloter un vaste remodelage. Un défi de taille : construire un nouveau projet avec des moyens réduits après le départ de Medhi Benatia.
L'arrivée du « bâtisseur » de Brest à Marseille illustre l'ambition du nouveau président Stéphane Richard, mais aussi l'ampleur de la reconstruction à opérer.
L’OM a enfin trouvé son homme. Alors qu’il était annoncé proche de Nice, Grégory Lorenzi, le directeur sportif du Stade Brestois, a été choisi par le club phocéen pour diriger une vaste restructuration organisationnelle. Un choix qui répond à une urgence : Medhi Benatia quittera définitivement le club au lendemain de la fin du Championnat, après sa vraie-fausse démission de l’hiver.
Ce qu'il faut retenir
Le nouveau président Stéphane Richard, présenté aux médias le 10 avril et qui prendra ses fonctions le 2 juillet, a érigé en priorité absolue la quête d’un directeur sportif. Ce délai, apparemment lointain, ne l’a pas ralenti : Richard s’implique déjà activement dans la conduite du projet, comme en témoignait sa présence dimanche au Havre, où les Marseillais ont remporté une victoire cruciale (1-0) pour préserver leurs ambitions européennes.
Le mercato estival s’annonce comme un immense chantier à la mesure des enjeux marseillais. Il faudra à la fois gérer les départs — l’effectif doit être allégé — et structurer les arrivées dans un contexte financier contraignant. Lorenzi héritera donc d’une équipe à reconstuire avec des moyens réduits par rapport à ceux dont il disposait à Brest, où il avait su bâtir un projet cohérent et performant.
L’autre grand chantier concerne le poste d’entraîneur. Un technicien français est recherché en priorité pour diriger la nouvelle aventure marseillaise. Cette quête doit être menée en parallèle du remodelage sportif que Lorenzi aura à opérer.
Les perspectives restent floues pour l’OM quant à ses enjeux européens futurs : le club ne sait toujours pas s’il participera à la Ligue Europa ou s’il devra attendre le résultat de la Coupe de France pour accéder à la Conference League. Un contexte d’incertitude qui complique la planification sportive, mais que le nouvel organigramme doit aider à clarifier rapidement.
Pour Lorenzi, l’arrivée à Marseille représente un saut qualitatif certain, mais aussi une responsabilité considérable : transformer les ruines organisationnelles laissées par le départ de Benatia en un projet crédible et ambitieux, avec des ressources limitées. Un test grandeur nature pour le « bâtisseur ».
Source : Lequipe
