Le procureur général de Californie demande des explications à la FIFA sur ses conditions de vente de tickets pour le Mondial 2026. Des millions de supporters se plaignent d'avoir été placés dans des zones différentes de celles promisées à l'achat.
Une nouvelle controverse qui ternit l'image de la plus grande compétition mondiale avant même son coup d'envoi.
Le Mondial 2026 traverse une période tourmentée avant même son lancement prévu en juin. La FIFA fait face à une nouvelle polémique majeure concernant la gestion de sa billetterie. Rob Bonta, procureur général de Californie, a adressé jeudi une lettre officielle au service juridique de la FIFA pour obtenir des éclaircissements sur les conditions commerciales des billets. Ses inquiétudes portent sur une possible violation de la législation californienne, suite à plusieurs signalements relatifs au système de catégorisation des places.
Ce qu'il faut retenir
Le cœur du problème réside dans une pratique commerciale jugée déloyale. Lors de la mise en vente initiale, la FIFA avait proposé des millions de billets répartis selon quatre niveaux tarifaires distincts. Chaque catégorie correspondait théoriquement à une localisation précise du stade. Les acheteurs ayant opté pour la gamme la plus onéreuse s’attendaient naturellement à occuper des sièges stratégiques : proximité du terrain ou emplacements en tribunes centrales.
Cependant, le scandale éclate lorsque les affectations définitives ont été communiquées. Nombreux sont les supporters ayant déboursé le prix fort pour découvrir une réalité bien différente. Leurs places, initialement promises en zones premium, se sont avérées être localisées derrière les buts ou près des poteaux de corner, des secteurs traditionnellement moins recherchés et logiquement moins chers.
La problématique s’aggrave du fait que la FIFA aurait modifié les catégories de sièges avant même l’attribution définitive des places. Cette pratique soulève des questions légales sérieuses quant à la transparence et à la bonne foi commerciale. Le procureur californien cherche à déterminer si ces manœuvres constituent une violation des droits des consommateurs locaux.
Cette affaire intervient dans un contexte où la Coupe du Monde 2026 accumule déjà les polémiques avant son ouverture prévue pour le 11 juin, avec une conclusion le 19 juillet. Les organisateurs devront fournir des réponses détaillées au service juridique de la FIFA pour justifier leurs pratiques commerciales et potentiellement réparer le préjudice causé aux supporters lésés.
Source : Footmercato
