Sylvinho a officiellement quitté ses fonctions de sélectionneur de l'Albanie mardi, quelques semaines après l'élimination de son équipe en barrages de qualification pour la Coupe du Monde face à la Pologne. L'ancien entraîneur de l'Olympique Lyonnais cède sa place à Rolando Maran.
Un départ logique après l'échec d'un objectif majeur, bien que le technicien brésilien laisse une trace durable dans le football albanais.
C’est la fin d’une aventure de trois ans pour Sylvinho à la tête de la sélection albanaise. Le technicien brésilien, arrivé à ce poste en 2023, a officiellement annoncé son départ mardi, quelques semaines seulement après l’élimination de l’Albanie en barrages de qualification pour la prochaine Coupe du Monde. Cette débâcle face à la Pologne, conclue sur un revers 1-2 à Varsovie, a scellé le sort du sélectionneur. Les Aigles avaient pourtant ouvert le score dans la capitale polonaise, mais les buts de Lewandowski et Zielinski ont anéanti les espoirs d’une première qualification mondiale pour le pays.
Ce qu'il faut retenir
Le passage à l’Olympique Lyonnais de Sylvinho reste, lui, un souvenir contrasté dans la mémoire des supporters rhodaniens. Arrivé durant l’été 2019 en tant qu’adjoint du nouveau directeur sportif Juninho, le Brésilien a rapidement hérité du banc de touche après le départ de Bruno Genesio. Ses débuts ont été tonitruants, avec notamment une victoire éclatante à Monaco (3-0) et un récital offensif face à Angers (6-0). Ces débuts prometteurs contrastaient cependant avec une première saison chaotique en Ligue des Champions, où le club lyonnais avait glané quatre points sur six possibles. L’élimination du derby, survenue en toute fin de match au mois d’octobre, lui a été fatale. Le club rhodanien a décidé de s’en séparer et a opté pour Rudi Garcia en remplacement.
Malgré ce court passage à Lyon, Sylvinho a imprimé sa marque sur le football albanais bien plus durablement. Sous son autorité, l’équipe a validé sa qualification pour l’Euro 2024, réalisant un exploit historique en obtenant seulement le deuxième championnat d’Europe disputé par le pays après l’édition de 2016. Cette performance lui a même ouvert les portes de la nationalité albanaise, qu’il a obtenue au cours de son mandat, symbole de son intégration et de son attachement au projet national.
À l’Euro 2024, l’Albanie a été placée dans un groupe particulièrement relevé. Malgré une élimination à la phase de groupes, les Aigles n’ont pas fait figure de faire-valoir. Ils ont terminé à la dernière place de leur groupe avec un point au compteur, mais les circonstances de leur campagne ont montré leur capacité de résistance. Le revers face à l’Italie (1-2) et à l’Espagne, futur vainqueur de la compétition, ne comportaient aucune trace d’humiliation. Bien mieux : l’équipe avait arraché un nul spectaculaire face à la Croatie (2-2) dans les ultimes secondes de la rencontre, démontrant une certaine maturité tactique et une capacité à compétir contre des nations établies.
L’élimination en barrages de qualification pour la Coupe du Monde face à la Pologne représente néanmoins un cul-de-sac pour Sylvinho. Bien que l’Albanie ait montré des signes encourageants à l’Euro, l’objectif de qualification mondiale, plus ambitieux, s’est avéré inatteignable. Ce manquement a précipité son départ, validant ainsi une décision que la Fédération albanaise n’a pas tardé à officialiser.
Pour assurer la succession, la fédération a jeté son dévolu sur Rolando Maran, technicien italien. Maran arrive sans expérience à la tête d’une sélection nationale, ce qui constitue un changement de profil par rapport à Sylvinho. Son dernier engagement était à Brescia la saison précédente, un mandat compliqué qui s’est soldé par une relégation du club historique en Serie C, quatrième échelon du football italien. Ce passage difficile soulève des questions sur la capacité du nouvel entraîneur à insuffler une dynamique positive à une équipe sortie d’une déception majeure, malgré un bilan en compétitions continentales qui aurait pu être plus ambitieux.
Source : OL.com (general)

