Tout ou rien pour les Lyonnaises : le quadruplé en ligne de mire face à Barcelone

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OL Lyonnes a déjà conquis les deux coupes nationales et vise l'exploit suprême : remporter quatre trophées en une seule saison. Samedi face à Barcelone en Ligue des Champions, puis contre le Paris FC en D1, les Rhodaniennes jouent leur histoire.

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Notre analyse
Un moment charnière où l'ambition affichée doit se transformer en réalité sur le terrain européen et national.

Parvenues aux portes de l’accomplissement ultime, les joueuses de OL Lyonnes mesurent l’exceptionnalité du moment. Deux coupes glanées, deux finales à disputer en neuf jours : cette trajectoire de rêve, peu d’équipes féminines l’ont expérimentée. Mais à Lyon, la satisfaction d’une telle campagne ne suffit pas. L’ambition du club commande une seule direction : transformer cette opportunité en quadruplé historique. C’est précisément ce qui anime les esprits en cette fin mai, au moment où toutes les attentions se concentrent sur les défis à venir.

Ce qu'il faut retenir

La dynamique est là. Les résultats contre le Paris FC en coupes nationales — notamment ce succès 6-1 en septembre — témoignent d’une forme offensive et maîtrisée. Pourtant, franchir l’étape Barcelone relève d’un autre registre. Les Catalanes n’ont pas atteint six finales consécutives en Ligue des Champions sans mérite. C’est une montagne à gravir, et les joueuses comme Wendie Renard ne s’y trompent pas. « En arriver là, c’est bien, mais on ne peut pas s’en satisfaire. Maintenant, si le Barça est meilleur, on retournera au travail pour combler ce qui nous manque », reconnaît la capitaine lyonnaise. Elle insiste sur le changement de mentalité instauré dès l’arrivée de Jonatan Giráldez : une exigence accrue, une préparation sans concession. « À nous de concrétiser l’aboutissement de toute la saison. Deux matchs, c’est rien, mais ce sont les plus importants. »

Cette philosophe de l’exigence trouve un écho direct chez les joueuses de terrain. Selma Bacha le résume crûment : « On voulait faire quatre finales. On a réussi, maintenant, on vise les quatre trophées. » Elle souligne aussi l’évolution du discours interne, marquée par l’arrivée de nouvelles recrues et d’un nouvel entraîneur. Le message à envoyer ? « Qu’on est là, qu’on progresse, comme nos adversaires. » Et pour les plus jeunes, ce climat compétitif n’est jamais dissuasif. Melchie Dumornay rappelle les standards du club : « À OL Lyonnes, on veut tout gagner. »

Le spectre du titre européen manquant plane néanmoins. Depuis plusieurs années, Lyon n’a pas inscrit son nom au palmarès de la Ligue des Champions féminine. Cette famine relative, ajoutée au souvenir de la défaite 2-0 en finale en 2024, constitue une motivation supplémentaire. Dumornay ne cache pas l’envie de rédemption : « Ça fait un moment qu’on n’a pas glané la Ligue des Champions. On souhaite montrer qu’on s’est remises en question, qu’on a du caractère pour faire mieux que lors de la précédente confrontation. »

Le coach espagnol abonde dans le même sens. Lors du point presse de la semaine, Giráldez a martelé : « On a la possibilité de tout remporter. On arrive au moment le plus crucial, c’était l’ambition. Toutefois, ce n’est pas assez. On aspire à plus. Il y a donc de la motivation. Ce sera à nous de montrer le même niveau de compétitivité. »

Sur le plan psychologique, l’expérience acquise en coupes nationales peut-elle servir de tremplin ? Bacha demeure lucide : le Paris FC est un grand club, d’ailleurs « elles ont grandi depuis notre premier duel en septembre ». Mais elle insiste : « La Ligue des Champions, c’est au-dessus dans l’intensité. On s’entraîne pour ça. » Elle ajoute une touche de pragmatisme nécessaire : « C’est bien de savourer aussi, car soulever des trophées, ce n’est pas facile. Mais ensuite, il faut vite se reconcentrer. La saison n’est pas encore réussie. On a fait que la moitié. »

Une question légitime se pose : en cas de victoire en Norvège, les jambes lyonnaises auront-elles encore la fraîcheur nécessaire pour l’assaut final sur la D1 ? Le risque d’une décompression post-Barcelone existe théoriquement. Dumornay le balaie d’un revers : « Non, je ne pense pas. Si on gagne, on va profiter, mais ça nous donnera encore plus envie de finir en beauté contre le Paris FC qui a su nous mettre en difficulté par le passé. »

Reste que Barcelone, samedi à Oslo, incarne un défi de tout autre nature. L’envergure européenne de cette rencontre, l’expérience des Catalanes, l’enjeu émotionnel du titre continental manquant : tout conspire à faire de ce match un test de maturité et de détermination pour les Rhodaniennes. Le quadruplé n’est pas un rêve gratuit ; c’est un horizon rendu crédible par les faits de la saison. Mais pour le franchir, Lyon doit passer par Barcelone, une bête coriace s’il en est.

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Source : OL.com
✍️ À propos de l'auteur
Journaliste · Onze Gones

Journaliste pour Onze Gones, spécialiste du football français, de l'OL et des coulisses du mercato.

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