À moins d'un mois du début de la Coupe du monde 2026, la Chine n'a toujours pas trouvé d'accord avec la Fifa concernant les droits de diffusion. Une première offre de 250 millions de dollars a été refusée, mais une délégation de la Fifa est attendue cette semaine à Pékin pour négocier une réduction substantielle.
Un enjeu de taille pour la Fifa : la Chine représentait 49,8% de toutes les heures de visionnage sur les plateformes numériques lors du dernier Mondial.
Ce qu'il faut retenir
La Chine, pays de 1,413 milliard d’habitants et deuxième nation la plus peuplée de la planète, fait face à une impasse inédite quelques semaines avant le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 (11 juin-19 juillet). Malgré ses 200 millions de fans de football, le pays n’a pas encore conclu d’accord avec la Fifa pour les droits de diffusion du tournoi.
Selon la presse chinoise, l’instance internationale a d’abord proposé des droits à hauteur de 250 millions de dollars, une offre immédiatement rejetée par les autorités chinoises. Cette impasse contraste fortement avec les éditions précédentes, notamment celles de 2018 et 2022, où la chaîne de télévision d’État chinoise CCTV avait obtenu les droits bien à l’avance et commencé à diffuser du contenu promotionnel des semaines avant la compétition.
L’absence d’accord confirmé à ce stade inquiète les supporters chinois. Une spectatrice pékinoise confiait auprès de France Info :
« Je suis inquiète. J’ai déjà prévu de regarder les rencontres avec mes amis. Il faut une décision juste pour la Chine ! »
Les développements pourraient toutefois s’accélérer rapidement. D’après plusieurs médias, une délégation de hauts dirigeants de la Fifa est attendue cette semaine à Pékin. L’instance internationale pourrait ainsi réduire le montant de ces droits de plus de 50%, une baisse que les supporters et observateurs du marché jugent nécessaire. Un supporter du club de Pékin estimait auprès de France Info que la Chine étant un marché « immense », la Fifa « doit appliquer une réduction ».
Cette situation révèle les enjeux financiers complexes auxquels la Fifa doit faire face. Lors de la dernière édition au Qatar il y a quatre ans, la Chine a représenté, selon la Fifa, 49,8% de toutes les heures de visionnage sur les plateformes numériques et sociales dans le monde entier, et 17,7% de l’audience mondiale de la télévision linéaire.
La Chine n’est pas le seul pays concerné par cette absence d’accord. L’Inde, nation la plus peuplée de la planète, se trouve dans la même situation après que la Fifa a refusé une offre de la co-entreprise indienne Reliance-Disney, dont la somme proposée était de 20 millions de dollars. La Thaïlande n’a pas non plus trouvé d’accord, même si le Premier ministre thaïlandais s’est engagé à ce que les Thaïlandais puissent suivre la compétition.
Source : RMC Sport
