Les Ultras Auxerre 1990 ont affiché leur mécontentement envers le directeur sportif David Wantier mercredi soir, déployant des banderoles dans la ville. Soutiens de l'entraîneur Christophe Pelissier, ils le qualifient de « menteur » et de « manipulateur ».
Un conflit interne qui cristallise les tensions au sein du club auxerrois et place le propriétaire face à un dilemme managérial.
Les ultras du groupe Ultras Auxerre 1990 ont intensifié leur offensive contre David Wantier mercredi soir. En marge d’un rassemblement de soutien à l’entraîneur Christophe Pelissier prévu samedi devant le stade de l’Abbé-Deschamps, le groupe a déployé plusieurs banderoles dans Auxerre. « Wantier tricheur », « casse-toi », « dehors » : les messages, affichés sur des ponts et les quais de la ville, ne laissaient aucune ambiguïté sur le message des supporters.
Ce qu'il faut retenir
Parallèlement à cette action coup de poing, les ultras ont publié un communiqué sur les réseaux sociaux, concentrant leurs critiques exclusivement sur le directeur sportif. « Le problème, et il n’y en a qu’un : David Wantier », énoncent-ils d’emblée, avant de qualifier ce dernier de « menteur et manipulateur ».
Le groupe rappelle notamment la condamnation judiciaire du directeur sportif en décembre 2024. David Wantier a été reconnu coupable dans l’affaire des commissions versées à de faux agents sportifs, encourant trois mois de prison avec sursis, une amende de 5 000 euros et trois ans d’inéligibilité.
Les ultras vont plus loin dans leur démonstration, affirmant que David Wantier « n’incarne en rien » le club et ne représente « aucun projet viable » pour l’AJ Auxerre. Cette position traduit un fossé profond entre une frange importante de la base supporter et la direction sportive.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions au sein de l’organigramme du club. Le soutien affiché aux côtés de Christophe Pelissier suggère que les ultras voient en l’entraîneur un rempart face aux décisions du directeur sportif. Le rassemblement programmé samedi pourrait marquer une nouvelle étape de cette contestation interne, transformant potentiellement l’enceinte auxerroise en tribune politique.
Pour la direction et le propriétaire chinois du club, la situation impose un choix entre maintenir la confiance envers David Wantier ou répondre aux réclamations d’une base supporter mobilisée. Cette équation, où s’affrontent vision managériale et légitimité populaire, demeure l’une des plus complexes à gérer en football professionnel.
Source : Lequipe L1
