Lens affrontera Nice vendredi en finale de la Coupe de France. L'entraîneur artésien revient sur le moment qui aurait pu tout gâcher : l'égalisation lyonnaise en quarts de finale.
Un épisode douloureux que Sage assume sans détour, reflet de son intégrité face aux aléas du football.
Pierre Sage et ses hommes se sont offert une traversée maîtrisée de la Coupe de France jusqu’à la rencontre face à l’Olympique Lyonnais en quarts de finale, début mars. Un parcours sans accroc, marqué par une domination de facto, jusqu’à cette rencontre à Lyon qui aurait pu briser les ambitions lensoise. Les Sang et Or maîtrisaient largement leur sujet à la pause, menants 2-0 et contrôlant les débats.
Ce qu'il faut retenir
Mais c’est le football, et le football réserve des retournements qui font du mal. À quatre minutes de la fin du temps additionnel, Corentin Tolisso récupère un ballon mort — un détail qui n’échappera pas à Sage — et le remet en jeu. Rémi Himbert égalise d’une touche de balle extraordinaire. C’est le 2-2 brutal, l’effondrement en quelques secondes.
L’entraîneur lensois a choisi de revenir sur ce moment avec une franchise désarmante auprès du quotidien L’Équipe. Il ne cache pas le caractère dévastateur de l’instant : « C’est délicat ce que je vais dire, parce que ce n’est pas une scène très positive : c’est le moment où Lyon égalise. Il y a un ballon qui est mort, il n’y a que Corentin Tolisso sur Terre pour le jouer. Il arrive à le remettre sur le terrain et Rémi Himbert met un but extraordinaire en une touche de balle (90e+4). Je me dis qu’en fait, nous, on n’a pas le droit d’être heureux ». Ce dernier aveu dit tout du poids émotionnel porté par le Jurassien lors de cette séquence.
C’était très difficile ce moment-là.
Pierre Sage
Pourtant, à cet instant, tout basculait. La qualification aurait pu s’envoler, le rêve de finale s’évaporer. Mais Lens a trouvé les ressources mentales pour ne pas plier. Les tirs au but : le moment de tous les dangers. Et c’est là que le groupe a affiché sa maturité, convertissant cinq tentatives consécutives sans trembler. Moussa Niakhaté, côté lyonnais, manquait sa tentative. C’était plié.
Cet épisode reste le test le plus exigeant du parcours lensois dans la compétition. Après avoir surmonté cette épreuve mentale, les Artésiens ont écrasé Toulouse en demi-finale (4-1), s’octroyant une route royale jusqu’à la finale. Le collectif avait prouvé sa capacité à digérer l’adversité, à rebondir après un coup qui aurait assommé bien des équipes.
Vendredi, Lens jouera pour son premier titre de Coupe de France de son histoire, un horizon inédit pour le club du nord. Pierre Sage et Jamal Alioui porteront cette quête du trophée après une saison remarquable qui a vu le club terminer deuxième de Ligue 1. De Lyon à Nice, c’est un chemin déjà parcouru dans les jambes et le cœur de ces joueurs qui savent maintenant ce que c’est que de souffrir et de survivre.
Source : OL.com (general)
