L'Olympique Marseille doit dégager entre 50 et 60 millions d'euros avant la fin du mois de juin pour valider son passage devant la DNCG. La réduction de la masse salariale devient l'enjeu prioritaire, avec Pierre-Emerick Aubameyang et Geoffrey Kondogbia en première ligne.
Un véritable dilemme pour le club phocéen : conserver son expérience offensive ou se plier aux réalités financières imposées par la gouvernance française du football.
Les dirigeants de l’Olympique Marseille font face à une urgence financière sans précédent. Selon les informations révélées jeudi dans le Super Moscato Show sur RMC, le club provençal doit impérativement trouver entre 50 et 60 millions d’euros d’ici au 30 juin afin de satisfaire aux exigences de la DNCG et éviter des sanctions. Cette contrainte drastique redessine entièrement la stratégie mercato estivale et place plusieurs cadres sous la menace d’un départ imminent.
Ce qu'il faut retenir
Florent Germain, intervenant au micro de la station RMC, a dressé un diagnostic sans détour de la situation : « Tous les joueurs sont potentiellement sur le marché. » Cette déclaration traduit l’ampleur de la crise financière. Avec une masse salariale oscillant autour de 153 millions d’euros, l’enjeu dépasse largement la simple gestion d’effectifs. Il s’agit de survie budgétaire.
Les deux cibles prioritaires de départ cristallisent parfaitement cette réalité économique : Pierre-Emerick Aubameyang et Geoffrey Kondogbia. Le buteur âgé de 36 ans perçoit 350 000 euros brut par mois, tandis que le milieu de terrain de 33 ans touche un salaire encore supérieur, estimé à 450 000 euros brut mensuels. Plus grave encore : tous deux n’ont qu’un an de contrat restant. Laisser partir ces joueurs libres à l’issue de la saison 2026-2027 représenterait un coût d’opportunité insoutenable pour les caisses marseillaises.
Il y a des énormes salaires, la masse salariale est un enjeu important. Elle était il y a un an de 153M€, elle est à peu près du même calibre cette saison. Aubameyang, 350 000€ brut par mois. Kondogbia, qui joue très peu, blessé, 450 000€ brut par mois. On est sur des joueurs qui sont à un an de la fin de leur contrat. C’est la priorité des dirigeants de trouver une solution pour que l’OM n’ait plus à supporter ces gros salaires-là.
Florent Germain
Mais l’attaquant international gabonais n’est pas seul sur la liste noire des dirigeants. Depuis son arrivée en janvier 2024, Aubameyang pourrait quitter l’OM après moins de dix-huit mois. Une trajectoire marquée par l’instabilité, qui reflète davantage les turbulences institutionnelles du club que ses performances sportives.
Parallèlement, deux autres poids lourds du vestiaire sont identifiés comme candidats au départ : Leonardo Balerdi (27 ans) et Pierre-Emile Hojbjerg (30 ans). Le défenseur argentin et le milieu danois, respectivement capitaine et vice-capitaine de l’équipe, possèdent tous deux des contrats jusqu’en juin 2028, ce qui les rend potentiellement négociables auprès de clubs disposant de budgets importants. Selon les sources internes, ces deux internationaux seraient convaincus d’avoir atteint leur plafond à Marseille et aspireraient à relever de nouveaux défis.
Ceux qui sont très probablement sur le départ : Leonardo Balerdi et Pierre-Emile Hojbjerg, quand même vice-capitaine et capitaine de l’OM. Ce sont des gros salaires et eux ont le sentiment d’avoir fait l’année de trop, leur dernière année, à l’OM, donc ils sont sur le départ.
Florent Germain
Cette configuration place l’OM dans une position délicate. Vendre ses cadres défensifs pour des montants significatifs signifierait affaiblir structurellement une équipe déjà en quête de stabilité. Or, le club n’a d’autre choix : sans ces cessions, le redressement financier restera lettre morte.
Le contexte s’aggrave avec l’implication de Frank McCourt, propriétaire du club. Outre les ventes obligatoires, McCourt serait également tenu de contribuer financièrement au renflouement des caisses. Cette double obligation témoigne de l’ampleur de la crise, que les années de mauvaise gestion sportive et financière ont accumulée.
Le mois de juin 2026 deviendra ainsi le point de non-retour pour la direction provençale. Entre départs prestigieux, réajustements salariaux et restructuration en profondeur, l’OM devra naviguer un mercato sans précédent. Le challenge : maintenir une structure compétitive tout en résolvant une équation budgétaire qui semblait impossible il y a encore quelques semaines.
Source : 10Sport
