Le nouveau président de l'Olympique de Marseille n'attend pas son intronisation officielle en juillet pour agir. Stéphane Richard a tranché pour son directeur sportif en choisissant Grégory Lorenzi, qui quitte Brest après une décennie au club.
Un choix de continuité et d'expérience pour redresser un club fragilisé après une saison chaotique.
Depuis sa nomination par Frank McCourt, Stéphane Richard fait preuve d’une réactivité impressionnante. Bien que son arrivée officielle à la tête de l’Olympique de Marseille soit programmée pour le début du mois de juillet, le nouveau président n’a pas attendu cette date pour se lancer dans la reconstruction du club. Entre ses fonctions au sein de sa banque d’affaires, qu’il conserve jusqu’au 30 juin, et ses dossiers phocéens, Richard multiplie les déplacements : visites à la Commanderie, présences au Vélodrome lors des derniers matchs à domicile, et rencontres successives avec les candidats aux postes clés du secteur sportif.
Ce qu'il faut retenir
Le nouveau dirigeant marsellais fait face à une tâche colossale. La saison écoulée a laissé des cicatrices profondes au club provençal, marquée par plusieurs crises sportives et institutionnelles qui ont fragilisé l’institution. Redresser l’OM nécessite une reconstruction minutieuse, et Richard l’a bien compris. Son approche est méthodique : « Les journées sont doubles, entre l’OM et la banque d’affaires pour laquelle je travaille jusqu’au 30 juin, a-t-il confié. Mais il est important d’être 100 % opérationnel pour le club, de me fondre dans le système, de comprendre qui fait quoi, quels sont les problèmes à régler. »
Cette immersion préalable reflète une volonté d’arriver préparé dès juillet. Pour cela, Richard a épluché les candidatures pour les postes stratégiques du secteur sportif. Le premier à être tranché concerne le directeur sportif, rôle fondamental dans la construction d’une équipe compétitive.
Il est important d’être 100 % opérationnel pour le club, de me fondre dans le système, de comprendre qui fait quoi, quels sont les problèmes à régler.
Stéphane Richard
Le choix s’est porté sur Grégory Lorenzi. Le Corse de 42 ans quitte Brest après une décennie passée au sein du club breton, où il a acquis une expérience significative dans la gestion des effectifs en Ligue 1. Cette nomination ne sort pas de nulle part : Lorenzi a su prouver ses compétences dans un environnement complexe, celui d’un club en quête permanente de stabilité et de progression. Son parcours au Stade Brest le positionne comme un homme capable de dénicher des opportunités, de construire des projets sur la durée, et de travailler avec des budgets maîtrisés.
L’arrivée de Lorenzi représente un signal clair : Richard privilégie l’expérience et la continuité plutôt que des changements radicaux. C’est un choix défensif autant qu’offensif, permettant au nouveau président de bénéficier d’un homme de confiance lors de ses premiers mois à la tête d’un club en demande de stabilité.
Mais cette nomination n’est que le premier pas. Reste le dossier tout aussi crucial du prochain entraîneur. Habib Beye étant sur le départ, l’OM doit identifier son successeur. Selon les informations, le club souhaite s’orienter vers un profil chevronné, expérimenté en Ligue 1. Plusieurs noms circulent, dont celui de Bruno Genesio, entraîneur du LOSC, qui pourrait quitter Lille durant l’intersaison. Le profil correspond à la volonté affichée : un homme des stades français, habitué aux enjeux de la compétition nationale, capable de redresser une équipe en crise.
Ces choix structurels auront un impact direct sur le mercato estival. Un directeur sportif expérimenté et un entraîneur de renom sont les deux piliers permettant à un club d’attirer les profils ambitieux et de proposer un projet crédible. Pour l’Olympique de Marseille, chaque décision prise durant ce mois de mai aura des répercussions jusqu’au mois d’août et au-delà.
Stéphane Richard a compris l’urgence. En agissant avant même son intronisation officielle, il montre une détermination à transformer rapidement une institution meurtrie. Grégory Lorenzi et ses futurs adjoints devront livrer rapidement : la patience n’est plus un luxe que l’OM peut se permettre.
Source : 10Sport
