Face à des contraintes financières drastiques imposées par la DNCG, l'Olympique de Marseille doit vendre entre 50 et 60 millions d'euros avant fin juin. Même les cadres du club pourraient être sacrifiés si des offres « qui tiennent la route » arrivent.
Un mercato forcé qui risque de fragiliser sportivement un projet sportif que le club aimerait pourtant préserver intact.
La situation financière de l’Olympique de Marseille laisse peu de place à la négociation. Selon les informations révélées ce jeudi par Florent Germain dans le Super Moscato Show sur RMC, le club phocéen doit impérativement générer entre 50 et 60 millions d’euros en ventes avant la fin du mois de juin pour valider son passage devant la DNCG et éviter des sanctions. Au-delà de cette obligation de vente, un apport financier du propriétaire Frank McCourt sera également indispensable pour rétablir les comptes. Cette double contrainte transforme le marché des transferts en véritable urgence sportive et financière.
Ce qu'il faut retenir
Les dirigeants marseillais font face à un dilemme cornélien : maintenir un effectif compétitif ou respecter les exigences drastiques de conformité budgétaire imposées par le gendarme financier du football français. Cette impasse a une conséquence directe : tous les joueurs, sans exception, sont susceptibles de partir si l’occasion se présente. Aucun intouchable, aucune certitude de stabilité. C’est un chamboulement majeur pour une institution comme l’OM, où la continuité sportive et la construction d’un projet ambitieux constituent habituellement les priorités absolues.
Parmi les départs les plus probables figurent deux cadres essentiels du vestiaire : Leonardo Balerdi et Pierre-Emile Hojbjerg. Le premier est un élément défensif clé tandis que le second endosse les responsabilités de vice-capitaine et capitaine. Tous deux sont considérés comme des joueurs de gros salaire, et surtout, ils auraient le sentiment d’avoir épuisé leur cycle marseillais. D’après les informations disponibles, ces deux profils représentent exactement le type de dossiers que les dirigeants aimeraient résoudre rapidement en les proposant au marché international.
La question des salaires se pose avec une acuité particulière pour deux autres éléments de l’effectif : Pierre-Emerick Aubameyang et Geoffrey Kondogbia. L’ancien joueur de l’Arsenal, âgé de 36 ans, perçoit 350 000 euros bruts mensuels. Son coéquipier au milieu de terrain, bien que blessé et peu utilisé, absorbe 450 000 euros bruts par mois. Ces deux contrats arrivent à leur terme dans un an, une caractéristique qui rend leur situation encore plus urgente à régler : continuer à les supporter financièrement sans garantie de performance sportive est devenu intenable pour le club. L’enjeu devient donc une priorité stratégique pour les décideurs marseillais : trouver des solutions pour se libérer de ces engagements contractuels pesants.
Il y a des énormes salaires, la masse salariale est un enjeu important. Elle était il y a un an de 153M€, elle est à peu près du même calibre cette saison. Aubameyang, 350 000€ brut par mois. Kondogbia, qui joue très peu, blessé, 450 000€ brut par mois. On est sur des joueurs qui sont à un an de la fin de leur contrat. C’est la priorité des dirigeants de trouver une solution pour que l’OM n’ait plus à supporter ces gros salaires-là.
Florent Germain
Au-delà de ces cas critiques, d’autres joueurs occupent une position intermédiaire : sportivement intéressants et potentiellement utiles pour la saison prochaine, mais pas intouchables pour autant. Parmi eux, Folarin Balogun, Malik Tillman, Salis Abdul Samed, Pape Sarr et Alexis Sanchez pourraient voir leur avenir remis en question si des propositions suffisamment attractives arrivent sur le bureau de la direction. Le cas particulier de Mason Greenwood demeure aussi à élucider, sa situation ayant des implications sporting et institutionnelles.
Il y a des joueurs qui sportivement ont une carte à jouer à l’OM, Weah, Medina, Timber, Paixao, Gouiri, mais le credo c’est de dire : s’il y a une offre qui tient la route, Marseille sera obligé d’écouter. Parce que même si sportivement ils répondent présent, l’OM ne peut pas faire l’impasse sur une éventuelle offre.
Florent Germain
Le timing demeure crucial. l’Olympique de Marseille dispose d’un peu plus d’une semaine pour amorcer un mouvement commercial significatif. Les départs devront s’opérer avant la clôture du mois de juin, ce qui laisse un horizon relativement court pour négocier, convaincre et finaliser les transferts. Cette pression temporelle renforce les chances que des joueurs importants quittent le club, même contre l’avis sportif des dirigeants. La nécessité financière prime désormais sur les ambitions sportives, au moins pour cet été cruciale.
Source : 10Sport
